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Pourquoi un état de l’art ?
Les données localisées trouvent leur place à l’heure actuelle dans de nombreux domaines où, hier, la dimension spatiale des données était encore mal cernée voire même méconnue. Les services Internet de localisation à l’adresse ou de calcul d’itinéraires ont ainsi rapidement, trouvé leur public. Ils répondent à un besoin courant. Qui n’a eu besoin un jour d’éléments de guidage pour se rendre en un lieu inconnu ? Ces besoins à court terme sont souvent satisfaits par des impressions « jetables », ce qui n’enlève rien
à leur utilité immédiate. Les cartes routières ou les plans urbains sont,
depuis plusieurs générations, des outils familiers pour la plupart d’entre nous :
nous avons incorporé les symbolisations qu’ils véhiculent. La carte captive quand
elle permet de se localiser, de mieux se repérer par rapport à son voisinage immédiat,
de mieux connaître les risques auxquels on est exposé. Ainsi, le management des risques naturels
et industriels majeurs trouve dans les outils numériques de représentation spatiale un
formidable moyen d’analyse du territoire et de cartographie du risque afin de mieux
l’identifier.
La carte sous sa forme numérique représente non seulement
un support de communication synthétique et attractif mais également une interface de saisie ergonomique. La représentation cartographique numérique permet donc de faire interagir des acteurs sur un territoire donné et par là-même modifie l’approche classique des problèmes intégrant une forte dimension spatiale. La spatialisation de la donnée change
considérablement la façon d’organiser et d’analyser la gestion d’un territoire,
et ceci à n’importe quelle échelle. De plus, la pression citoyenne, les articles et
les textes législatifs en faveur de la diffusion de données semblent favoriser
une démocratisation de ces outils de représentation spatiale ou
Systèmes d’Informations Géographiques.
Parallèlement à l’émergence de ce nouveau mode de représentation cartographique,
les technologies de l’Internet évoluent à une vitesse vertigineuse ; les langages de l’Internet
sont petit à petit arrivés à maturité ; les débits et les coûts de connexion ont fortement
évolué. L’éventail des possibilités de communication et d’échange se développe
rapidement, toujours au profit de leurs utilisateurs.
Le besoin de publier d’information géographique en ligne est né de la relative
maturité des technologies de l’Internet et des Systèmes d’Informations Géographiques.
La capitalisation d’expérience dans ces deux domaines a permis de satisfaire concrètement
le besoin de publier des cartes en ligne.
Le développement de fonctionnalités interactives entre l’utilisateur et les données
mises à disposition par le diffuseur ont apporté de la valeur ajoutée au produit.
L’usage de la cartographie interactive peut apparaître de fait comme le produit
solidaire des infrastructures matérielles (notamment le haut débit, les
architectures
Web, les formats vectoriels) et des nouveaux services ainsi créés (interactivité avec la carte, possibilité d’édition…). La révolution des modes de transmission de données par Internet implique subséquemment de nouveaux usages : mutualisation des données géographiques ou des services type SIG, acquisition décentralisée d’objets géographiques, etc.
Si l’intérêt du monde de la géomatique pour l’Internet est en train de monter en flèche, c’est probablement du fait de l’arrivée de produits à coûts de licence nuls ou très réduits, développés par des communautés de passionnés, selon le modèle de l’ « open-source » (programmes dont le code source est librement diffusé), de l’émergence de nombreuses technologies et de signes d’abaissement du coût des données statistiques. L’Insee diffuse par exemple désormais gratuitement, sur son propre site, une trentaine de données au grain communal.
Pourtant, à l’heure actuelle, au delà du fait que les développements épars de produits cartographiques fourmillent au sein de la communauté géomaticienne, la réalité opérationnelle n’en est pas moins entachée de dysfonctionnements dus bien souvent à une inadaptation du produit au contexte dans lequel il s’insère :
- Compétences éclatées : utilisateur SIG, administrateur, webmestre, développeur.
- Des besoins souvent mal cernés : choix entre cartes mortes, cartes réactives, cartes dynamiques souvent aléatoire.
- De fortes contraintes financières : de plus en plus d’orientations en direction du libre (La DIREN LR s’est dotée d’une solution libre pour la publication de ses données géographiques ; le Ministère de l’Equipement s’est engagé, d’ici à 2005, à équiper l’ensemble des postes utilisateurs de son réseau de systèmes d’exploitation Linux).
- Parfois des contraintes politiques : impact de la décentralisation…
De plus, le contexte juridique sur les droits liés à la diffusion des données est, à l’heure actuelle, en pleine mutation.
Au regard de tous ces éléments, il s’avère assez difficile pour un futur diffuseur de données d’avoir une idée claire et objective du paysage technologique de la cartographie en ligne lui permettant de faire son choix en connaissance de cause.
C’est la raison principale pour laquelle il s’est avéré nécessaire de clarifier ce paysage en proposant une réelle assistance au choix d’une solution de publication cartographique en ligne.
A qui s’adresse ce document ?
Le présent document est destiné aux géomaticiens, cartographes ou webmestres qui envisagent de mettre en place une application de publication cartographique sur Internet.
Comment lire le document ?
Ce document a été rédigé dans l’optique suivante :
soulever l ensemble des questions importantes auxquelles un futur diffuseur doit impérativement répondre ou a fortiori porter attention avant de mettre disposition de la donn e en ligne. Cela se rapproche effectivement plus d une assistance ma trise d ouvrage afin de finaliser un r el cahier des charges d application cartographique en ligne.
Proposer une photographie à un instant « t » de l’existant en y associant les perspectives d’évolutions technologiques.
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